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| Monsieur (Madame) le Députe, Il a été publie en octobre 2005 un rapport particulièrement intéressant, qu’on peut lire en français (sa version originale) sur:http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapport_Grin.pdf, du Professeur suisse François Grin. |
| La conclusion la plus remarquable de ce rapport, c’est que, du fait de l’actuelle suprématie de la langue anglaise, la Grande Bretagne gagne annuellement 17 à 18 milliards d’euros, ce qui représente plus de trois fois le fameux rabais britannique, ou encore 1% de son produit intérieur brut. Autrement dit, chacun des 394 millions d’habitants non-anglophones de l’UE, y compris ceux des nouveaux états-membres les plus pauvres, subventionne ainsi chaque année l’économie britannique ! |
| Le profit ci-dessus lui vient de la vente des livres et autres produits lies a la langue anglaise ainsi que des 700.000 personnes qui se rendent chaque année en Angleterre pour y apprendre la langue ; elle intègre en outre l’argent économise par les écoles anglaises en se dispensant d’enseigner les langues étrangères.. |
| Il ne s’agit pas là de la totalité des rentrées financières réalisées par le Royaume Uni pour des raisons linguistiques, mais de 75% de ceux-ci, ce que l’auteur évalue comme fruit de l’hégémonie de la langue indépendamment de son poids démographique proprement dit. |
| Le professeur a l’Université de Genève et spécialiste d’économie linguistique François Grin a publié un abondant dossier, dans lequel il analyse la politique des langues de l’Union Européenne. Cette étude a été demandée et éditée par le Haut Conseil de l’évaluation de l’école, organisme public autonome qui évalue et analyse la situation de l’enseignement en France. |
| Le rapport pose la question de savoir quel serait le choix optimal portant sur les langues de travail dans l’Union Européenne. |
| Avec un système plus équitable, l’UE économiserait au minimum 25 milliards d’euros annuellement. |
| L’économiste suisse propose un parallèle entre trois possibilités de scenarios : 1 - L’anglais comme langue unique. 2 - Le multilinguisme. 3 - Le choix de l’espéranto comme langue de travail a l’intérieur des organes de l’UE. Cette troisième possibilité, l’espéranto, apparait comme la meilleur marche et la plus équitable ; mais le Professeur Grin l’estime irréalisable actuellement à cause des puissants préjuges contre l’espéranto, ≫en général bases sur la simple ignorance≪. Toutefois, il l’estime aussi stratégiquement réalisable pour la prochaine génération, à deux conditions : |
| ----Une campagne d’information, a grande échelle et soutenue dans toute l’UE, sur les inégalités linguistiques et sur l’espéranto. |
| ----Une collaboration de tous les états-membres dans cette campagne. Cela pourrait conduire pour l’UE à une économie nette d’environ 25 milliards d’Euros annuellement ! “85% de la population de l’Europe des 25 y trouve un intérêt direct et évident” affirme le Professeur Grin. |
■Permettre l'impossible |
| ■Phillipson |